Ce week-end, direction l’Ariège pour deux jours de randonnée à l’occasion de Rand’Acheval, avec Didi et Fifi.
Deux jours de chemins, de paysages, de rencontres, de grandes galopades, de baignades, de bons repas… mais aussi quelques premières pour nos chevaux et beaucoup de très bons souvenirs.
Et l’aventure avait commencé avant même le départ avec un petit imprévu : mon camion n’avait plus de freins ! 🤣
Heureusement, le Domaine de la Trille nous a prêté en urgence une bétaillère et nous a littéralement sauvé le week-end. Un immense merci à eux !
Samedi : première journée et traversée de la grotte du Mas-d’Azil
Après l’installation et les préparatifs, place à la première journée à cheval.
Et pas n’importe où : nous étions au cœur de l’Ariège, avec notamment l’un des passages les plus marquants du week-end, la traversée à cheval de la grotte du Mas-d’Azil.
Entrer dans cette immense cavité avec les chevaux reste quand même une expérience assez particulière !
À cela se sont ajoutés les chemins ariégeois, de beaux points de vue, de bonnes galopades et des passages dans l’eau particulièrement appréciés des chevaux.
Côté montures, première journée plus que positive.
Fifi, notre trotteur réformé des courses, était monté par une jeune cavalière Galop 5. C’était sa première véritable grosse randonnée et il a été franchement exemplaire. Il s’est très bien comporté dans le groupe, dans les passages particuliers et pendant les moments un peu plus animés.
Pour Didi, autre première : une grosse randonnée réalisée entièrement en side-pull.
Et là aussi, essai validé ! Même lors des grandes galopades avec les autres chevaux, elle est restée gérable et agréable. Pour une Pur-Sang réformée du steeple, je trouve que le chemin parcouru depuis sa sortie des courses est quand même plutôt chouette.
Et tous les deux ont réalisé le week-end pieds nus, sans sensibilité particulière et avec des pieds nickel.
Une pause gourmande… et quelques retrouvailles
La journée nous réservait également une halte dégustation avec des producteurs locaux, des jus de pommes, du miel et même une présentation de tracteurs.
Et au milieu de tout ça, petite surprise : j’ai retrouvé une maman et sa fille que nous avions rencontrées cet été à Pépianne, lorsque sa fille avait passé son Galop 1 en même temps que Leïa !
Comme quoi, le monde du cheval est grand… mais finalement pas tant que ça. 😄
Le marché gourmand : très mauvaise idée pour mon portefeuille 😂
Le soir, place au marché gourmand.
Évidemment, impossible de simplement regarder.
Je suis repartie avec du miel de forêt et noisette. Théoriquement, ça se tartine. En pratique, ça se mange directement à la cuillère dans le pot. 😂 Une véritable tuerie.
Et j’ai également craqué pour une petite abeille réalisée au crochet pour ma fille Leïa. 🐝
Entre les producteurs, les stands, les discussions et l’ambiance générale, c’était exactement le genre de petit marché que j’aime retrouver lors de ce type de manifestation.
Une soirée autour du cheval
Après la randonnée, la journée n’était pas terminée.
Nous avons notamment assisté à une conférence sur l’évolution du cheval, avant de profiter des différentes animations et de la soirée.
C’est aussi ça qui rend ce type de rassemblement intéressant : on ne vient pas seulement faire des kilomètres à cheval. On partage un week-end complet autour du cheval, du territoire, des producteurs et des autres cavaliers.
Puis il fallait quand même aller dormir un peu… parce que le lendemain, on remettait ça !
Dimanche : deuxième journée en selle
Dimanche matin, retour auprès des chevaux et départ pour la deuxième boucle.
Encore de nouveaux chemins, de nouveaux paysages et une vingtaine de kilomètres à parcourir pour terminer le week-end.
Après les kilomètres de la veille, Didi et Fifi étaient toujours en forme : pas de chaleur anormale, pas de douleur, des pieds toujours impeccables et deux chevaux prêts à repartir.
Une deuxième journée qui a donc permis de confirmer les bonnes impressions de la première.
Fifi aura réalisé sa première grosse randonnée avec une jeune cavalière en étant vraiment au top.
Et Didi aura validé deux journées complètes de randonnée en side-pull, y compris au milieu d’un groupe et dans les moments où les chevaux commencent forcément à avoir un peu plus envie d’avancer.
Et surtout… le rôti de sanglier ! 😂
À midi nous attendait le repas froid du dimanche.
Et il faut quand même réserver quelques lignes à une chose essentielle de ce week-end :
LE RÔTI DE SANGLIER.
Une tuerie. 😂
On pourrait parler des paysages, de la grotte, des chevaux, de la randonnée…
Mais franchement, ce rôti de sanglier méritait son paragraphe à lui tout seul.
Après une matinée à cheval, autant dire qu’il n’a pas fait long feu !
Deux anciens chevaux de course, deux belles reconversions
Au-delà de la randonnée elle-même, ce week-end est aussi une jolie illustration de ce qu’il est possible de construire avec des chevaux réformés des courses.
D’un côté Fifi, Trotteur Français, qui découvrait une vraie grosse randonnée avec une jeune cavalière Galop 5.
De l’autre Didi, Pur-Sang réformée du steeple, partie deux jours en extérieur et entièrement montée sans mors.
Ils ne font plus ce pour quoi ils ont été initialement sélectionnés et entraînés.
Aujourd’hui, ils randonnent, mettent les pieds dans l’eau, traversent une grotte, galopent sur les chemins et découvrent de nouvelles disciplines.
Et c’est probablement l’une des choses que j’aime le plus avec eux : leur histoire ne s’est pas arrêtée avec leur dernière course.
Merci à tous ceux qui rendent ces week-ends possibles
Un week-end comme celui-ci, ce sont les cavaliers et leurs chevaux que l’on voit sur les photos.
Mais derrière, il y a énormément de personnes sans lesquelles rien ne serait possible.
Alors un immense merci aux organisateurs de Rand’Acheval, aux bénévoles et au CDTE Ariège pour l’organisation, les parcours, les animations, les repas, les découvertes et l’ambiance générale du week-end.
Merci à Sandra Ciano et Equizones pour nous avoir accueillis dans leur groupe. Partir sur ce type de rassemblement est encore plus agréable lorsqu’on trouve immédiatement des personnes avec qui partager les kilomètres et la bonne humeur.
Merci au Domaine de la Trille pour le prêt de dernière minute de la bétaillère. Sans eux, avec mon camion et ses freins aux abonnés absents, notre Rand’Acheval se serait probablement terminé avant même d’avoir commencé ! 😂
Merci à notre maréchal, parce que préparer correctement les pieds en amont permet justement de pouvoir emmener deux chevaux pieds nus sur ce genre de week-end et de les retrouver avec des pieds impeccables à l’arrivée.
Merci également à notre vétérinaire pour le suivi sanitaire tout au long de l’année : vaccinations, soins, surveillance et conseils. Les belles aventures commencent toujours par des chevaux en bonne santé.
Merci enfin à tous ceux qui œuvrent pour la reconversion des chevaux réformés des courses et à la Fédération Française de la Reconversion, parce que Fifi et Didi montrent une nouvelle fois qu’après les hippodromes, beaucoup de choses restent encore à écrire.
Et évidemment merci à toutes les personnes croisées pendant ces deux jours : organisateurs, bénévoles, producteurs, cavaliers, meneurs et toutes les petites mains que l’on ne voit pas forcément sur les photos.
Vivement la prochaine !
Nous sommes rentrés avec deux chevaux en forme, plein de photos et de vidéos, quelques courbatures probablement, du miel dangereusement bon, une abeille au crochet et surtout beaucoup de souvenirs.
La grotte du Mas-d’Azil à cheval, les baignades, les grandes galopades, les chemins ariégeois, les rencontres, le marché gourmand, la soirée, le sanglier du dimanche…
Bref : Rand’Acheval, c’était vraiment un week-end au top.
Merci l’Ariège, merci aux organisateurs… et vivement la prochaine aventure avec Didi et Fifi ! 🐴⛰️❤️
















